À l’époque soviétique, le tamizdat (du russe tam, « là-bas », et izdat, « publier ») a permis à des dissidents comme Soljenitsyne de faire connaître leurs œuvres à l’étranger. Avec cette série, les éditions de l’Aube réactualisent cette pratique en donnant la parole à des auteurs réduits au silence en Russie. La dissidence étant une communauté de pensée qui ignore les frontières, Tamizdat se veut aussi un point de rendez-vous pour les chercheurs, journalistes et écrivains issus de l’espace autrefois soviétique, comme pour ceux qui, d’où qu’ils viennent, ont à cœur de restituer la singularité et les différences qui jalonnent cet ensemble, ses ombres comme ses lumières.