Pierre Clastres s’oppose aux interprétations structuralistes et marxistes de la guerre dans les sociétés amazoniennes. Selon lui, la guerre entre tribus est une façon de repousser la fusion politique, et donc empêcher la menace d’une délégation de pouvoir menant aux dérives intrinsèquement liées à la trop grande taille d’une société. Les sociétés « primitives » refusent la différenciation économique et politique en interdisant le surplus matériel et l’inégalité sociale. Tout en rendant hommage à Hobbes et à sa théorie de « l’état de nature », Clastres nuance ce constat. La guerre et l’institution étatique, posées dans une relation d’exclusion, chacune impliquant la négation de l’autre, se conditionnent donc mutuellement.
Un texte essentiel sur la violence.

Informations techniques

Parution : 06/03/2026

Nombre de pages : 88

Dimensions : 120x180

ISBN : 978-2-8159-7207-9

EAN : 9782815972079

Prix : 8,90€

  • Pierre Clastres

    Pierre Clastres

      • Auteur

    Pierre Clastres (1934-1977), anthropologue et ethnologue, était spécialiste des Indiens d’Amérique. Rejetant les thèses évolutionnistes, il a énormément travaillé sur la notion d’Etat et de pouvoir coercitif. Sa principale thèse est la suivante : les sociétés primitives ne sont pas des sociétés qui n’auraient pas encore découvert le pouvoir et l’Etat, mais au contraire des sociétés construites pour éviter que l’Etat n’apparaisse. Mort prématurément en 1977, son œuvre la plus connue est La Société contre l’Etat (éditions de Minuit, 1974).

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