Nous sommes à un Congrès fictif du patronat à Londres. Les chefs de file de la bourgeoisie mondiale et leurs alliés cléricaux se sont réunis pour trouver une parade face à une menace nouvelle : le mouvement ouvrier qui, bien que naissant, pourrait faire vaciller leur trône. On sent que l’inquiétude préside à ce Congrès. Très vite, et malgré l’absence de Bismarck (indisposé par une légère crise d’alcoolisme aigu), s’impose la nécessité de doter le monde civilisé – pudique dénomination du capitalisme mondial – d’une nouvelle religion capable par ses commandements de rétablir l’ordre. Ce sera celle du Capital. Toute religion ayant besoin de tables de la loi, les voici dévoilées avec ce « Dieu mangeur d’hommes », son saint esprit « Crédit » entouré de ses saints et adossé à son catéchisme… Farce délirante et parodique, le texte de Lafargue est un pur régal : le combat pour la justice sociale s’y avère compatible avec l’humour et l’impertinence. Aujourd’hui ce petit texte se lit comme une parodie de la financiarisation du monde et des licenciements de crise. Edition enrichie des Souvenirs personnels sur Karl Marx, du même Paul Lafargue.
Informations techniques
Parution : 14/02/2013
Nombre de pages : 112
Dimensions : 170x110
ISBN : 978-2-8159-0650-0
EAN : 9782815906500
Prix : 7,40 €
Paul Lafargue
• Auteur
Le destin de Paul Lafargue (1842-1911) est indissociablement lié à celui de Karl Marx. Etudiant en médecine dont la conscience politique s’éveille au contact de Proudhon, il rencontre Laura Marx (la fille de Karl Marx) qu’il épouse en 1868. Leur vie est consacrée à la défense de la cause ouvrière à travers l’adhésion à la première Internationale, la Commune de Paris, la constitution du parti ouvrier français. Les écrits se succèdent, avec notamment son fameux Droit à la paresse (1880), pamphlet marxiste fort peu académique exposant les théories de l’aliénation par le travail que le capitalisme a toujours imposé à l’homme. En 1911, âgé et malade, il décide de garder la maîtrise et la liberté totale de son destin en se suicidant, au côté de sa femme. Cet acte ultime de conscience résume à lui seul ce farouche désir de ne jamais se soumettre. Il est enterré face au mur des Fédérés, à Paris.
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